Jean-Marie Le Pen réunit en conseil national, samedi 31 mai, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) les cadres nationaux, secrétaires départementaux et élus du Front national pour relancer le parti.
Une machine enrayée depuis le second tour de l’élection présidentielle de 2002 avec l’espoir brisé des électeurs frontistes de voir leur chef accéder un jour à l’Elysée. Et qui, depuis, n’a pas
su résister à la campagne de séduction de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de ses électeurs lors de la présidentielle et les législatives de 2007.
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Ces derniers temps, Marine Le Pen, souvent taxée de “coupeuse de tête”, s’est attelée à montrer qu’elle pouvait rassembler. Des contacts ont été pris avec les représentants de la branche
catholique, en froid avec elle depuis ses déclarations en faveur de l’avortement, mais aussi avec les Identitaires, des ultras dont elle cherchait jusqu’à présent à se démarquer. Il s’agit pour
Mme Le Pen de passer avec ces derniers un pacte de non agression. De même le retrait de Bruno Mégret, de la vie politique, a permis des rapprochements entre les frères ennemis d’hier : FN et le
MNR.
En affichant sa volonté de “dialogue”, Mme Le Pen cherche avant tout à contrecarrer les velléités de création de nouvelles formations tant du côté des nationalistes - dont la nouvelle génération
regroupée au sein du Renouveau nationaliste a tenu un congrès samedi 24 mai -, que du côté des proeuropéens et régionalistes réunis par Jean-François Touzé, ex-cadre FN, Roland Hélie, président
de Synthèse nationale, et Robert Spieler, ex-président d’Alsace d’abord. Ces trois vieux compagnons de route réunissent dimanche 1er juin leur nouvelle formation, la Nouvelle droite populaire en
convention nationale.