Mercredi 23 juillet 2008

Alors que les deux vice-présidents du Front national livrent déjà bataille pour lui succéder en 2010, Jean-Marie Le Pen, en vacances en Bretagne avec sa fille, soutient le camp familial.



FRANCE-SOIR. Bruno Gollnisch et Marine Le Pen affichent tous deux leurs ambitions pour vous succéder à la tête du Front national, comment jugez-vous cette rivalité ?

JEAN-MARIE LE PEN. C'est un non-événement. Il ne peut y avoir de guerre de succession, puisque je me porte très bien et que le prochain congrès du Front national se tiendra dans deux ans. Il sera temps alors de se poser la question. Je n'ai pas pour le moment à me prononcer sur les qualités respectives des futurs candidats. Ce sont des gens remarquables tous les deux, ils ont simplement vingt ans de différence.

Bruno Gollnisch voit dans cette « antériorité » un atout et revendique également une « stature internationale »...

L'antériorité n'est pas une qualité suffisante. Moi aussi, j'ai une « certaine antériorité ». Et il n'a pas de stature internationale, il a une fonction internationale, c'est assez différent (NDLR : Bruno Gollnisch est chargé au FN des affaires étrangères et européennes). Je ne sais pas ce qu'est une stature internationale d'ailleurs, je n'ai jamais entendu cette formule. Ce qui importe, c'est d'avoir certaines qualités de caractère : intuition, intelligence, dynamisme.

Des qualités incarnées par Marine Le Pen ?

Oui, mais pas uniquement. Je ne m'étendrai pas davantage sur les qualités de chacun. Je suis actuellement en vacances en Bretagne avec ma fille et mes petits-enfants, j'ai d'autres occupations.

Votre fille déclare que vous vous battez tous en ce moment pour la « survie » du parti. Trouvez-vous des solutions à vos difficultés financières ?

On ne se bat pas tous, non. C'est essentiellement le président qui s'en charge et je n'ai pas demandé d'aide. J'attends des acheteurs pour le siège du parti. Nous étudions les propositions. Mais cela ne nous empêche pas de préparer les prochaines échéances électorales. Je serai moi-même à nouveau candidat aux européennes dans le Sud-Est.

Vous êtes parrain de la fille de Dieudonné. Qu'est-ce qui vous lie à cet humoriste ?

Et ta sœur ? Nous ne sommes pas homosexuels, nos liens sont donc purement platoniques. Nous appartenons au même syndicat des parias et des persécutés.



Source : Francesoir.fr
- Publié dans : Communiqués
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